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Il est 00h12, j’entre pour “juste un café”. Erreur stratégique majeure. Derrière le comptoir, un regard… celui d’un vétéran. Le genre de type qui ne sert pas des verres, il distribue des leçons de vie.
Première tournée : je tiens. Deuxième : je souris. Troisième : je tutoie tout le monde. À la quatrième, je commence à comprendre les chevaux sans regarder les cotes.
Ambiance électrique, analyses douteuses, et à un moment… plus rien. Écran noir. Fin du match.
Dernier souvenir : quelqu’un qui me dit “t’inquiète, t’es chez toi ici”… pendant que je lutte pour retrouver mon équilibre et ma dignité (spoiler : aucune des deux retrouvées).
Conclusion : je ne sais pas ce que j’ai bu, mais je sais qui a gagné.
Respect éternel au patron. Moi, je reviendrai… mais sans mon chien.
Gégé déjà, le gars il transpire la vieille graisse de merguez, sa chemise elle colle tellement on dirait un sticker de snack resté trois semaines sur une table poisseuse.
Didi, c’est une expérience olfactive interdite : bière éventée, fromage oublié, chaussettes en fin de vie… un cocktail que même les égouts ils refusent.
Et Hervé… lui c’est le boss de fin, il tousse, il rote, il se gratte, et chaque geste qu’il fait c’est une agression contre la propreté mondiale.
Et moi dans tout ça ?
J’suis le niveau ultime du dégoût : bide en chantier permanent, doigts gras comme si j’avais plongé dans une friteuse froide, haleine capable de faire fuir un rat, et quand j’ouvre la bouche on dirait qu’un sac poubelle humide essaye de raconter sa vie.
On est pas un groupe, on est une alerte sanitaire ambulante… si on s’assoit dans un endroit propre, il passe en mode zone sinistrée automatiquement.
Mais ce matin-là, faut le dire : Gégé était en grande forme. Le patron, oui… mais surtout le champion incontesté de la buvette. À chaque tournée qu’il servait, il s’en mettait une aussi. Une vraie machine. Même Roger commençait à lever un sourcil.
Moi, embarqué dans l’ambiance, je suis le mouvement. Une 8.6, puis deux… puis on arrête de compter sérieusement, mais bon — 6 au total, validées avec Roger, sous le regard approbateur (et bien entamé) de Gégé.
Les discussions deviennent plus floues, les analyses de courses encore plus douteuses… et à un moment, tout bascule.
Trou noir.
Je suis tombé. Net. Rideau.
Dernier souvenir : Gégé qui rigole, Roger qui tente de me relever, et le PMU qui continue de tourner comme si de rien n’était.
Conclusion : faut respecter les légendes. face à Gégé, champion de la buvette
Il est 00h27, me voilà devant l’établissement. Contre toute attente, la porte s’ouvre… et là, vision légendaire : Roger, au fond, posé à une table, le ventre à l’air, en pleine dégustation.
Animé par l’esprit du lieu, je décide de contourner par derrière et repars fièrement avec deux packs de 1664.
Conclusion : je recommande fortement ce PMU — accueil chaleureux, ambiance authentique, horaires flexibles… que demander de plus ?
Ambiance exceptionnelle !
Ouvert même à 00h27, avec une clientèle fidèle (mention spéciale à Roger). Service original mais efficace.
⭐⭐⭐⭐⭐