embracing addiction
Г. Дашевский

КАРАНТИН

Тот храбрей Сильвестра Сталлоне или
его фотокарточки над подушкой,
кто в глаза медсестрам серые смотрит
без просьб и страха,

а мы ищем в этих зрачках диагноз
и не верим, что под крахмальной робой
ничего почти что, что там от силы
лифчик с трусами.

Тихий час, о мальчики, вас измучил,
в тихий час грызете пододеяльник,
в тихий час мы тщательней проверяем
в окнах решетки.
Г. Дашевский

КАРАНТИН

Тот храбрей Сильвестра Сталлоне или
его фотокарточки над подушкой,
кто в глаза медсестрам серые смотрит
без просьб и страха,

а мы ищем в этих зрачках диагноз
и не верим, что под крахмальной робой
ничего почти что, что там от силы
лифчик с трусами.

Тихий час, о мальчики, вас измучил,
в тихий час грызете пододеяльник,
в тихий час мы тщательней проверяем
в окнах решетки.
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Histoire d'un fou! // Émile Zola
Le drame de la rue des Écoles, dont je parlais hier, m'a remis en mémoire une étrange histoire d'adultère. Je la raconterai pour l'édification des dames qui n'aiment pas les coups de couteau, et qui cherchent un moyen honnête de se débarrasser de leurs maris.

Isidore-Jean-Louis Maurin était un digne bourgeois, propriétaire de plusieurs immeubles, habitant à Belleville le premier étage d'une de ses maisons. Il avait grandi au fond de ce vieux logis, s'occupant de son jardin, vivant dans une oisiveté de Parisien badaud et flâneur. À quarante ans, il commit la sottise d'épouser la fille d'un de ses locataires, une blonde enfant de dix-huit ans, dont les yeux gris, semés d'étincelles vives, avaient le regard doux et luisant d'une chatte.

Six mois plus tard, Henriette montait chez un jeune médecin qui occupait le second étage. Cela arriva le plus naturellement du monde, un soir d'orage, pendant une promenade que Maurin était allé faire aux fortifications. Les amants furent pris d'une fièvre de passion, et bientôt les quelques minutes qu'ils pouvaient se donner à la dérobée ne leur suffirent plus ; ils rêvèrent de vivre ensemble maritalement. Leur vie presque commune, ce simple plancher qui les séparait aiguisait encore leurs désirs. La nuit, l'amant entendait tousser le mari dans son lit. Certes, Maurin était un bonhomme ; on le citait dans le quartier comme le modèle des maris ; il ne voyait rien, se montrait d'une douceur et d'une complaisance exemplaires. Mais c'était justement là l'obstacle exaspérant, la bonhomie de Maurin qui le retenait au logis, la vie simple qui cloîtrait la jeune femme. Au bout de quelques semaines, elle ne savait plus quelle histoire inventer pour monter au second étage. Alors les amants décidèrent qu'il fallait se débarrasser du bonhomme.

Ils reculèrent devant un crime brutal. Ils ne pouvaient égorger un pareil mouton ; puis ils craignaient d'être pris et d'avoir le cou tranché. D'ailleurs, le médecin, qui était un homme d'imagination, trouva un expédient moins dangereux, et dont le côté romanesque passionna Henriette.

Une nuit, toute la maison fut réveillée par des cris terribles qui venaient de l'appartement du propriétaire. On enfonça la porte, et on trouva la jeune femme dans un état affreux, à genoux sur le tapis, échevelée, hurlante, les épaules rouges de coups. En face d'elle, Maurin se tenait hébété, frissonnant. Il balbutia comme un homme ivre, il ne put répondre aux questions pressantes qu'on lui adressa.

«Je ne sais pas, murmurait-il... Je ne lui ai rien fait, elle s'est mise à crier tout d'un coup. »

Quand Henriette se fut un peu calmée, elle balbutia à son tour, en regardant son mari d'un air étrange, avec une sorte de pitié effrayée. Les voisins se retirèrent, très intrigués, un peu épouvantés même, en se disant entre eux que « tout cela n'était pas clair ».

De pareilles scènes se renouvelèrent fréquemment. La maison vivait dans des alarmes continuelles. Chaque fois que les cris se faisaient entendre et qu'on pénétrait dans l'appartement, le même spectacle s'offrait aux regards des voisins : Henriette, vautrée à terre, affaissée et frémissante, comme une personne qu'on vient de rouer de coups, et Maurin, courant dans la pièce, effaré, ne pouvant rien expliquer.

Le bonhomme devint soucieux. Le soir, il ne se couchait plus qu'en tremblant, avec la peur sourde d'être réveillé pendant la nuit par les hurlements d'Henriette. Il ne comprenait rien à ses crises. Elle sautait brusquement du lit, se donnait de violentes tapes sur les épaules, s'échevelait, se roulait, sans qu'il fût encore parvenu à découvrir ce qui la jetait ainsi par terre. Elle ne pouvait être que folle, et il se promit de ne jamais répondre aux questions, de rester muet sur ce drame intime. Mais sa tranquillité de badaud était morte ; il maigrissait, il jaunissait ; il n'avait plus son large sourire d'imbécile satisfait.

Cependant le bruit, un bruit qui venait on ne savait d'où, se répandait dans le quartier que le bonhomme avait presque chaque nuit des accès de fièvre chaude, pendant lesquels il battait la malheureuse Henriette comme plâtre. Son visage pâle et défait, ses réponses évasives, toute son attitude gênée et triste, confirmèrent singulièrement cette histoire.

Maurin ne put dès lors faire un geste, sans que ce geste parût être l'acte d'un fou. Dès qu'il sortait, les yeux de tout un quartier étaient braqués sur lui, interrogeant chacun de ses pas, donnant des explications étranges à ses moindres paroles. Rien ne ressemble plus à un fou qu’un homme saint d’esprit. Si son pied glissait, s’il levait les yeux au ciel, s’il se mouchait, on riait, on haussait les épaules de pitié. Des gamins le suivaient comme ils auraient suivi une bête curieuse. Au bout d'un mois, il devint notoire dans Belleville que Maurin était fou, mais fou à lier.

On racontait à voix basse des faits inouïs. Une femme disait l'avoir rencontré sans chapeau sur le boulevard extérieur, un jour de pluie. C'était vrai : un coup de vent avait emporté le chapeau du bonhomme. Une autre femme affirmait qu'il se promenait dans son jardin chaque nuit, à minuit sonnant, avec une bougie qu'il tenait comme un cierge, en chantant l'office des Morts. Cela parut très effrayant. La vérité était que cette femme avait vu une seule fois Maurin cherchant avec une lanterne les limaces qui mangeaient ses salades. Peu à peu, on collectionna les traits de folie du bonhomme, on lui composa un dossier écrasant. Les cancans allaient leur train : « Un si brave homme, si doux, si bon ! Quel malheur ! Ce que c'est que de nous !... Il faudra pourtant qu'on finisse par l'enfermer... Il la massacre, sa pauvre petite femme, une femme si distinguée, une si excellente personne...»

Le commissaire fut prévenu. Un beau matin, à la suite d'une scène épouvantable qu'Henriette joua en artiste consommée, Maurin fut mis dans un fiacre, sous un prétexte quelconque, et conduit à Charenton.

Là, quand il comprit ce dont il s'agissait, il entra dans une telle rage, que d'un coup de dent il coupa net le pouce d'un gardien. On lui mit la camisole de force, on le parqua avec les fous furieux.

Le jeune médecin s'était arrangé de façon à ce qu'on gardât le plus longtemps possible le bonhomme dans son cabanon. Il prétendait avoir suivi la maladie de Maurin et avoir observé chez lui des phénomènes d'une telle étrangeté que ses confrères se crurent en face d'un cas nouveau. D'ailleurs, tout Belleville était là pour grossir le dossier. Il y eut des réunions d'aliénistes et des mémoires furent écrits. Les amants s'envolèrent, allèrent jouir de leur lune de miel dans un trou de feuillages, en Touraine.

Henriette mit onze mois à se lasser du jeune médecin. Souvent, entre deux baisers, elle songeait à ce misérable qui hurlait dans un cabanon. Et elle se prenait à l'aimer, maintenant qu'il était tragique, qu'il n'allait plus regarder pousser ses salades ni promener sa flânerie aux fortifications. Les femmes aux yeux gris, aux regards de chattes, ont de ces caprices. Elle se sauva de chez son amant, elle courut à Charenton, décidée à tout avouer.

Ce qui l'avait souvent surprise, c'était le temps que les médecins mettaient à reconnaître que Maurin n'était pas fou. Elle avait compté au plus sur quelques semaines de liberté. Quand on l'eut conduite au cabanon de son mari, elle vit un spectre se dresser lentement d'un coin d'ombre, une bête sale, maigre, blafarde, qui la regarda de ses yeux creux, pleins d'un effarement stupide. Le bonhomme ne la reconnut pas. Et comme elle restait là, terrifiée, il se mit à se balancer, avec un rire idiot. Brusquement, il éclata en sanglots, balbutiant :
« Je ne sais pas, je ne sais pas... je ne lui ai rien fait. »
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фу орет на волорант и игроков в волорант снг все дауны
29 Dec, 2020 @ 5:06am 
+rep krasavec
10 Aug, 2020 @ 6:44am 
♥♥♥♥♥♥♥ weeb
23 Jul, 2020 @ 3:38am 
-rep
23 Jul, 2020 @ 3:00am 
izvini kone4no, no tvoi 2 dads is dead( mne jal'