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Ps. J'espère que j'ai mis ce texte dans la bonne section?! Je n'y parle pas que de l'enfance mais aussi de l'adolescence. Et je n'arrivais pas trop a faire une coupure entre les deux puisque tout est relié... ;x
Bonne journée,
Désolée pour ce si long texte. J'ai commencé a écrire et n'ai pas réussi a arrêter avant. En plus, j'ai oublié bien des trucs importants. Aussi, je n'ai pas parlé des différents blocages que j'ai eu et certains que j'ai encore, mais bon... tellement de choses a dire, tout en même temps... et seulement deux mains pour écrire...
J'ai du me sauver de chez ma mère a mes 18 ans et demi... Oui, sauver... C'était le seul moyen. Avec seulement des sacs de vêtements, un matin alors qu'elle dormait. Et je ne lui avais pas reparlé pendant 1 an demi après cela.
D'ailleurs, toute mon adolescence, j'avais interdiction d'avoir un copain (ami ou petit ami masculin, les deux étaient interdits), je n'avais pas le droit d'avoir de copines, sauf celles que j'avais quand j'étais gamine (.......), je n'avais pas le droit de sortir avec des copines même pour du shopping. J'avais le droit de... RIEN sauf aller a l'école. Je devais rester avec ma mère. Comme excuse elle disait " tu vas a l'école tous les jours, je te vois seulement le soir et les fins de semaine, pas question que tu ailles ailleurs en plus". Et après l'école, si j'arrivais en ♥♥♥♥♥♥ de 5-10 minutes (parce que l'école était a coté a pied, donc ma mère savait exactement le temps que ca me prenait revenir) elle faisait une scène.
Mais les disputes étaient insupportables. Mon cas n'est pas comparables aux enfants maltraités/battus, mais pour moi ca m'a quand même détruite a l'intérieure. Je n'avais pas le droit d'exister. Je suffoquais. Je ne vivais même pas. J'étais ce qu'elle voulait que je sois, point.
Et la, ca ne fit qu'empirer. Tous les comportements qu'elle avait eu avec E, elle les a transféré sur moi. Son ultra possessivité, sa jalousie, son contrôle, sa manipulation, ses menaces.......
En tout cas, ce jour-la, quand il est parti, je m'en rappelle comme si c'était hier. Ma mère était en crise d'angoisse, elle pleurait, elle souffrait... et moi, j'étais heureuse... J'étais heureuse que E soit parti. Je savais qu'il serait plus heureux.
Moi je ne me souviens pas, je ne peux donc pas confirmer ou nier, mais je ne doute pas que ce soit possible. Ma mère en est convaincue aussi. Elle n'a pas de preuve de cela, mais en ayant appris la fois suivante, pour elle ca veut dire que ca devait être vrai. Surtout que je n'étais pas une enfant qui mentait.
Donc, ensuite, je n'ai plus revu mon père. Ma mère m'avait demandé si je voulais aller a la police ou non, je lui ai dit non. J'ai seulement demandé a pouvoir continuer de voir ma demi-soeur. Chose qui n'est arrivée qu'une fois, parce que quand nous sommes aller la voir, j'ai raconté a la copine de mon père ce qui était arrivé et elle a répondu "bah... moi aussi ca m'est arrivé quand j'étais jeune"... Elle n'a même pas pensé une seconde a protéger sa propre fille qui avait 3 ans. Je ne les ai jamais plus revus depuis...
Mensonge pur et simple, viol de mon intimité. (Ici, je ne remets pas en question le fait qu'elle ait découvert la vérité, mais le fait qu'elle ait lu mon journal intime en entier, sans avoir de soupçons de quoi que ce soit au préalable.)
Ce qui s'est passé ce jour-la, j'en parle avec une indifférence totale. Me demandez pas pourquoi, c'est comme ca. Mon père a abusé de moi par des attouchements sexuels sur tout le corps, il s'est masturbé devant moi, m'a demandé de le faire pour lui, m'a offert de l'argent et des bonbons et m'a montré de la pornographie. Sur le moment, je lui disais non, mais il continuait et je ne savais pas comment réagir. Cependant, cela ne m'a pas affectée. Je me disais dans ma tête que moi j'avais rien a me reprocher et que c'était lui le mauvais dans l'histoire.
J'étais très bonne a l'école, ma mère croyait que c'était parce que j'aimais l'école (c'est d'ailleurs ce que je disais), mais en réalité j'aimais l'école parce que ca me permettais de pas être chez moi. Les week-end, j'avais hâte que l'école reprenne. Et les congés..... Oh la misère. Je redoutais!
En plus, pendant ces heures que je passais a faire ca, je me faisais des scénarios dans ma tête. Ça, par contre, je ne sais pas a quel age, ca a commencé, mais je n'en ai jamais parlé a personne parce que les scénarios en question sont plutôt délicats et pas du tout adaptés a un enfant... ni même a un adulte. C'était assez tordu (vous pouvez pas imaginer) et en rapport avec la sexualité...
Un autre truc sans rapport, c'est la façon dont je m'endormais. Dès mon plus jeune age et jusque très tard dans l'adolescence, je ne m'endormais pas comme un enfant normal. Ma mère avait demandé a des médecins la raison, mais ils n'ont pas su répondre. Je vous l'explique et peut-être que vous aurez une idée.
M'enfin, ce n'est pas important.
Très jeune, je m'imaginais me marier avec lui, vivre ma vie avec lui... Possible que j'aie transféré le complexe d'œdipe a mon chien comme je n'avais personne qui faisait vraiment office de père?
Moi, j'ai fait comme ma mère pendant tout ce temps. Mais, j'insiste sur le mais, arrivé a mes 8-9 ans (ou dans les environs), j'avais conscience que ma mère lui rendait la vie impossible. J'avais mal pour lui. J'en suis venue a développer graduellement une haine profonde pour ma mère. Je continuais a avoir certains comportements comme elle, mais je ne les voyais pas.
Plus jeune, moi, je ne savais pas que ce que ma mère faisait était mal. Un exemple, quand E arrivait du boulot, épuisé, on mangeait et ensuite ma mère voulait qu'on regarde un film au salon. Lui, exténué, s'endormait parfois. Ma mère lui balançait une claque derrière la tête... comportement que j'ai moi-même adopté, pensant faire bien, faisant comme maman. On ne me disait pas que c'était mal, au contraire, moi je me sentais fière d'avoir fait ce que maman aurait fait. Sinon, en d'autres circonstances, dès que E faisait un truc dont je connaissais l'interdit que ma mère lui avait imposé, j'allais directement le dire a ma mère, contente de moi.
Donc, ma mère l'engueulait toujours pour rien. Moi, je les entendais tous les soirs se disputer. Ma mère refusait, notamment, de le laisser aller voir sa famille sous prétexte qu'elle ne les aimait pas, elle refusait qu'il fasse des heures supplémentaires au boulot (alors que lui, il était le seul a travailler dans le foyer), elle refusait qu'il sorte avec ses collègues de travail (faire du sport par exemple), elle contrôlait sa vie dans les moindres détails comme elle l'entendait. Et lui, n'ayant pas la force de s'opposer, il obéissait après qu'ils aient passé la soirée a se disputer.
J'aimais bien E, mais il n'a jamais occupé le rôle de père. Ma mère le tenait a l'écart de tout ce qui me concernait.
Mon père nous a quittés quand j'avais 3 ans. Il ne voulait pas que ma mère le quitte, mais c'est ma grand-mère qui l'a convaincu en lui disant qu'il pourrait me voir souvent et qu'il n'aurait qu'a habiter tout près. Je me rappelle le jour de son départ. J'étais en larme et j'essayais de le retenir. Lui, il n'a pas manifesté un grand intérêt pour moi. Un simple "je reviens bientôt" ou un truc du genre.
Je ne sais pas trop par ou commencer, alors commençons par le début...
Hiver 1987. Ma naissance, 2 semaines avant la date supposée.
Ma mère avait 17 ans, mon père 28. Il faut aussi savoir que mon père est le frère de mon grand-père (frère du père a ma mère, donc). Ce ne fut pas une relation non désirée. Ils étaient "amoureux"... Mais la relation était malsaine.
Mon père était alcoolique, drogué, violent avec ma mère et sataniste.